dimanche 22 avril 2018

Chroniques 2018 \ Dépêche-toi, ta vie n'attend plus que toi ! de Sandrine Catalan-Massé


Un premier roman fort sympathique : "Dépêche-toi, ta vie n'attend plus que toi !" de Sandrine Catalan-Massé, publié chez Eyrolles.
 
Le pitch : A 43 ans, Stella mène une existence particulièrement bien réglée, entre ménage, séances de psy depuis son canapé et shopping en ligne, entourée de son mari et ses deux adolescents, cloîtrée entre les murs de son bel appartement. Car Stella est devenue agoraphobe et ne met plus un pied dehors. Mais c'était sans compter ce merveilleux mari qui disparaît avec la carte bleue... Pour Stella l'heure est grave : il va falloir sortir et... Vivre...
 
Lorsque Babelio a proposé de lire ce premier roman de Sandrine Catalan-Massé avant de la rencontrer, je n'ai pas longtemps hésité pour saisir cette opportunité, toujours enchantée à l'idée de découvrir de nouvelles plumes. J'eus la chance d'être retenue, aussi est-ce avec grand plaisir que je me suis bien vite plongée dans cette lecture en vue de la soirée prévue ce mercredi.
 
Après avoir franchi le prologue qui retient toute notre attention, l'auteure prend le temps de faire les présentations avec Stella, l'héroïne que nous nous apprêtons à côtoyer sur 230 pages. Force est de constater que la cohabitation ne s'annonce pas facile au vu de l'énergumène. Le début est assez lent et la quadragénaire a de quoi agacer, rassurée à défaut d'être heureuse d'être ainsi calfeutrée dans sa morne routine. C'est pourtant une Maman qui n'hésite pas à déployer ses super pouvoirs quand l'occasion se présente. Alors on a franchement envie de la secouer puis de la jeter sur le trottoir, histoire de lui remettre les idées en place. Seulement nous autres lectrices et lecteurs, nous sommes bien élevés, on sait se tenir et nous allons patienter.
Car bien évidemment les choses vont changer. Au diable les vieilles habitudes, il faut affronter le monde, se frotter au monde du travail et rencontrer les gens. Et fort heureusement Stella est forte, elle parvient à franchir la barrière qu'elle avait elle-même installée, à délacer cette carapace qu'elle s'était elle-même forgée pour s'ouvrir au monde, pour s'ouvrir aux autres, pour ainsi reprendre le fil de sa vie en somme.
Si je n'ai aucune indulgence pour notre héroïne, c'est parce que j'ai fini par m'y attacher, et il me tenait à coeur de la voir elle-même se botter les miches. Si je suis si rude envers elle, c'est parce qu'elle me fait penser à moi un peu... Parce qu'il peut paraître plus facile de laisser défiler son existence sous ses yeux plutôt que d'y prendre part activement et risquer de s'égratigner sur le chemin de la vie. Alors oui, l'histoire est prévisible... Et alors ? N'avons-nous pas là une jolie leçon de vie dans ce roman pas si léger qu'on aurait pu le penser au premier abord ?
Alors elle se relève, et on l'accompagne... On l'accompagne et on la soutient... On la soutient et on la laisse finalement avancer dans la vie, comme un enfant à qui on retire les stabilisateurs de son vélo pour le laisser pédaler vers de nouvelles aventures...
Porté par une plume fluide et légère, servi par un style plaisant, teinté de douceur et d'humour, rythmé par des chapitres courts, le récit nous offre un chouette moment de lecture.
 
En bref, une lecture nous enseignant qu'il faut parfois affronter la vie pour mieux la mener... Un premier roman empreint d'optimisme, plus touchant qu'il n'y paraît...

Chroniques 2018 \ Les Tueuses en talons aiguilles - Meurtres en Poitou de Jean-Paul et Alain Bouchon


Une amère déception : "Les Tueuses en talons aiguilles - Meurtres en Poitou" de Jean-Paul et Alain Bouchon, aux éditions La Geste.
 
Le pitch : Se pourrait-il que des justicières soient à l'œuvre au sein du beau département de la Vienne ? La question vient à se poser tandis que les cadavres de personnes ayant plus ou moins échappé à la justice viennent à s'empiler... Des traces de talons aiguilles pour seuls indices... Voilà qui n'est pas pour aider le monde judiciaire dans ses investigations...
 
C'est à l'occasion de la dernière opération "Masse Critique" organisée par Babelio que j'ai découvert ce petit bouquin... Un petit polar local dans un département que je connais bien, publié par une maison d'édition dont j'ai déjà lu quelques bouquins... Trop tentant pour y résister, aussi l'ai-je coché dans ma sélection de bouquins alléchants... Et le destin voulut que celui-ci se retrouve entre mes mains... Mauvaise pioche...
 
Je me ferai d'ailleurs brève quant à mon retour, tant je n'aime pas dire du mal d'un bouquin... Mais force est de constater que cette lecture fut un véritable calvaire que j'entends vite oublier... Si l'intrigue avait de l'intérêt, la suffisance de la plume, le ton professoral adopté, ainsi que les incohérences, erreurs et autres énormités procédurales que j'ai pu y déceler au fil des chapitres ont bien trop parasité ma lecture pour que mon attention lui reste acquise bien longtemps... Je me suis ennuyée, agacée même, tant et si bien que du dénouement je n'en ai cure, le point final s'est révélé bien davantage comme une délivrance... C'est d'autant plus dommage que je suis habituellement très bon public, aussi écrire des propos si durs ne m'est pas commun et s'avère une ultime épreuve pour achever ma lecture...
 
En bref, j'ai lu ce livre, je n'ai pas aimé... C'est du passé, n'en parlons plus...

samedi 21 avril 2018

BookHaul spécial "Printemps du Livre de Montaigu" !

https://youtu.be/OiDC5B72Gb0

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec la super chroniqueuse Clémence !

 
Si j'ai bien l'intention de ronchonner et bougonner toute la sainte journée, sachez mes chers amis que c'est une question de principe ! On ne prive pas une lectrice passionnée et déjantée comme je le suis d'un Salon littéraire, aussi loin puisse-t-il être ! Je ronge ainsi mon frein en attendant le prochain Salon pour moi, le week-end suivant... Ne me reste plus qu'à prendre mon mal en patience, ignorer la présence d'Olivier Norek à Châteauroux tout comme celle de Sire Cédric à Hyères en m'exfiltrant le plus possible des réseaux sociaux tout le week-end durant... Après tout, j'ai de quoi faire !
Je n'entends donc pas me laisser abattre aussi facilement... Et c'est tellement plus facile en votre charmante compagnie de remonter la pente mes chers amis ! Car les Salons ont aussi ceci de magique qu'ils me permettent de vous rencontrer, vous aussi ! Parce qu'il n'y a pas que les auteurs qui nous rendent la vie plus belle, il y a ces fabuleux échanges avec vous autres mordus, passionnés et autres accros du bouquin qui m'émerveillent !
Mais si j'adore tous les Salons, grands ou petits, renommés ou inconnus, proches ou lointains, j'éprouve une affection toute particulière pour ceux du Nord... Quiconque est passé par Noeux les Mines, Lens ou Bondues comprendra sans doute de quoi je parle... Il y règne en effet une ambiance que je n'ai retrouvée nulle part ailleurs, une sorte de bienveillance générale, de franche camaraderie, de bonne entente et de grande complicité, comme si tout le monde se connaissait, se reconnaissait et avait hâte de se retrouver... J'y ai ainsi fait de magnifiques rencontres, parmi lesquelles Elodie et Sébastien, Bénédicte, Sylvain, Emilie... Et puis il y a Clémence...
En effet, il n'a fallu qu'un très bref échange à Bondues pour que le courant passe immédiatement entre Clémence et moi... A peine quelques années de différence et de nombreux points communs, au premier rang desquels, bien sûr : la lecture ! En folles mordues que nous sommes, nous n'avons pas hésité à papoter bouquins, à s'échanger nos plus grands coups de coeur, à partager nos plus belles découvertes... Tant et si bien qu'on se connaît à peine mais déjà si bien !
Aussi me suis-je profondément attachée à cette sympathique demoiselle que je me faisais un plaisir de retrouver le 02 juin prochain à Douai... Bon, le Salon est décalé, nos retrouvailles reportées... Mais rien n'est perdu ! En attendant il me fallait vous présenter cette lectrice de haut vol à la tête d'une chouette page Facebook, cette chroniqueuse chic et choc dont l'évident talent a été logiquement repéré par l'équipe du site ZoneLivre... Là voilà fin prête pour partager ses dernières lectures... Mais aussi pour nous glisser ses petites confidences littéraires ! Car cet adorable bout de femme n'a pas hésité à se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes quand je le lui ai demandé, et j'en profite d'ailleurs pour chaleureusement l'en remercier !
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse à présent découvrir ses réponses... Bonne lecture ! 



Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Clémence : 26 ans, infirmière de métier et passionnée de lecture... Je suis une personne attachante, très gentille et qui adore rire ! :)
 
Petite ou grosse lectrice ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Je suis plutôt une grande lectrice, je lis deux à trois livres par semaine, selon la taille et surtout le ressenti... Je peux lire un livre de 1000 pages en deux jours parce que je l'adore, comme mettre presque une semaine à en lire un autre beaucoup moins gros qui ne me plait pas plus que ça...
Par contre, j’ai une obsession : finir ce que j’ai commencé ! Donc, même si le livre ne me plait pas, je me dois de le finir pour savoir de quoi je parle dans les chroniques.
La place des livres dans ma vie ? Juste extrêmement importante, c’est une priorité, pour que je me sente bien, et surtout moi-même...
J’ai des souvenirs d’enfance où ma maman nous emmenait chercher des livres pour le départ annuel en vacances... C’était un réel moment de plaisir, que j’attendais toute l’année, presque autant que Noël... Je lisais un peu de tout, je n’avais pas de goûts arrêtés... Et puis j’ai découvert la saga "Harry Potter" de J.K. Rowling, et là le goût pour la lecture, et surtout pour les grooooooos pavés, s’est amplifié.
Puis une collègue chère à mes yeux a voulu que je lise deux livres à tout prix, et là révélation : je suis devenue accroc aux polars et thrillers ! Les livres en question ? "Le tueur intime" et "Le tueur de l'ombre" de Claire Favan... Depuis j’ai mon petit cercle d’amis aussi fana que moi et nous faisons les salons du Nord et de Belgique à la recherche de nouvelles pépites... J’organise au maximum mes séjours en fonction de salon ou de séances de dédicaces individuelles !
 
Y a-t-il un livre/auteur qui t’a poussée à chroniquer tes lectures ? A ouvrir ta page Facebook ? A intégrer l’équipe ZoneLivre ? Quels ont été tes déclics ?
J’ai d'abord commencé à écrire mes chroniques sur ma page car je ressentais le besoin de m’exprimer sur ce que je lisais... Et puis si ça pouvait servir à d’autres passionnés et leur donner envie de lire, c’était parfait... Ensuite j’ai fait la connaissance d’auteurs autoédités, et j’ai ressenti le besoin de partager leur talent pour les faire connaître au maximum...
L'aventure "Zonelivre" est tombée au bon moment : grâce à eux je peux lire et leur faire des retours... Vivre de sa passion c’est juste le bonheur. Zonelivre me permet de découvrir de nouveaux auteurs que je n’aurais pas forcément lus sans eux. De plus, ayant été en arrêt pendant de longs mois suite à un accident, la lecture est devenue mon moteur...
 
Quel a été ton premier coup de coeur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier coup de cœur littéraire, ce sont les deux premiers tomes de Claire Favan dont j'ai parlé un peu plus haut... Une révélation vraiment ! Ce sont les premiers livres qui m'ont hantée pendant plusieurs jours et plusieurs nuits....
Le dernier est d’un tout autre genre, il s’agit de "1974" d’Arnaud Codeville... Moi qui n'avais plus lu de fantastique depuis longtemps, j’avoue m’être régalée, et ce côté horrifique... Quel bonheur !
Mais dans mes coups de coeur, il y a bien sûr Eric Dupuis et ses polars du Nord aussi ! ^^ 

Quel est ton livre de chevet ? Celui qui te résiste ? Et ta lecture en cours ?
Mon livre de chevet, c'est une quadrilogie, celle de Gilles Caillot... Ils sont là, à côté de moi, et n’attendent qu’à être dévorés...
Je n’ai malheureusement jamais réussi à finir "Un sac" de Solène Bakowski, car le style ne me plaisait pas du tout... Mais je ne m’avoue pas vaincue : je le finirai, c’est promis et je reviendrai sûrement lire une autre de ses œuvres...
Ma lecture actuelle, c'est la Trilogie du mal de Maxime Chattam... Je ne dirai rien, c’est en cours... Et la suivante sera de Gilles Debouverie ! :)
 
Existe-t-il, selon toi, une recette idéale pour écrire un bon polar ? Si oui, laquelle ?
Pour moi, pas de recette magique... Si je m’identifie aux personnages ou si je ressens de l’affection, pour les bons comme les mauvais personnages : c’est gagné. Oui, j’ai ce côté un peu psy à essayer de trouver du bien en chaque personne et à essayer de comprendre leurs actes...
 
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
Je n’ai pas la prétention de comparer ma vie à une œuvre, mais disons que "Toutes blessent, la dernière tue", le dernier de Karine Giebel, me convient plutôt bien... Ma vie a été semée d’embuches, de difficultés, de pierres trouvées sur le chemin... J'ai parfois choisi d’en faire un mur et de tout abandonner, puis j’ai relevé la tête et j'ai décidé d’en faire un pont... Chaque événement, bon ou mauvais dans nos vies, est un message qui, forcément, nous servira un jour... Comme Tama qui a trouvé le bonheur dans sa vie si insignifiante au départ...
 
Quel personnage de roman aurais-tu adoré rencontrer ?
Je rêverais de rencontrer Victor Coste, le Capitaine d'Olivier Norek, une envie de le chouchouter, de connaître cette personne au grand cœur... Victor, si tu m’entends...!!!
 
Y a-t-il une sortie littéraire que tu attends avec impatience ?
Non... Il y en a plusieurs ! J’attends chaque sortie avec impatience, alors pour synthétiser :
- "Le manuscrit inachevé" de Franck Thilliez, en mai...
- Le troisième bébé d'Arnaud Codeville, mais je ne sais pas quand...
- Le troisième opus d'Eric Dupuis, en mai également !
Un petit mot pour la fin ?
Et bien je tenais à te remercier, Aurélie, pour l’intérêt que tu m’as porté. Ta demande m’a beaucoup touchée et je suis honorée d’y répondre favorablement ! Merci à ceux qui prendront le temps de lire ta petite interview... Et merci à l’équipe de chroniqueurs de Zonelivre, toujours présente ! ❤️ Et enfin d'énormes bisous à tous les copains mordus comme moi !!!
 
Et voici donc la lectrice qui se cache derrière cette admirable chroniqueuse dont la bonne volonté force le respect et la gentillesse pousse à l'attachement ! Je m'estime chanceuse d'avoir croisé sa route à l'occasion d'un de ces Salons dont je suis si friande, preuve s'il en est que la plus-value humaine est à jamais indéniable et essentielle ! Alors je la remercie, non seulement d'avoir relevé si volontiers ce petit défi littéraire, et ce en un temps record, mais aussi d'être entrée dans ma petite vie de blogueuse littéraire un peu délurée mais surtout passionnée, riche que je suis de ces échanges que nous avons régulièrement ! Il me tarde de la rencontrer de nouveau... D'ailleurs pour Douai, je n'ai pas encore dit mon dernier mot !
Alors à votre tour de rencontrer Clémence et ses chroniques si ce n'est pas encore fait ! Elle saura alourdir votre PAL de quelques sites supplémentaires via sa page Facebook "Les Lectures de ClémenceICI, mais aussi sur le site ZoneLivre avec l'une de ses chroniques par LA !

vendredi 20 avril 2018

Chroniques 2018 \ In Real Life de Chris Auguste


Un roman d'une remarquable justesse et plus profond qu'il n'y paraît : "In Real Life" de Chris Auguste, aux éditions de la Reine et en lice pour le Prix des Auteurs Inconnus.
 
Le pitch : Angela, 15 ans, redouble sa seconde. Les maths demeurent pour elle indéchiffrables, et ce n'est pas à la maison qu'ils vont pouvoir trouver une solution... A part peut-être dans le refuge qu'est sa chambre, tandis qu'elle reçoit un message de Petite Fleur sur le forum d'écriture qu'elle fréquente et alimente régulièrement de sa plume...
 
Découvert dans le cadre des sélections du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie Réalisme, je me souviens m'être fiée à l'extrait bien plus qu'à la couverture, trop désuète à mon goût quand on s'apprêt à surfer sur le Net. Et l'extrait m'avait plu, aussi est-ce avec plaisir que je l'ai vu franchir le cercle très fermé des finalistes, m'offrant ainsi l'opportunité de cheminer quelques pages de plus en compagnie de la jeune Angela.
 
Ne vous fiez pas à l'apparente simplicité du postulat de départ, l'auteure a bien plus d'un tour dans son cartable et nous offre ici une intrigue bien plus dense que je ne l'imaginais, remarquablement construite, rondement menée et donnant à voir, une fois n'est pas coutume, les bienfaits que peut procurer les relations virtuelles. Cependant je vais trop vite en besogne, il est temps de reprendre la leçon à ses débuts.
L'auteure nous présente ici Angela, une ado mal dans sa vie et dans sa peau, menant une existence pas vraiment rose, plutôt aussi noire que le tableau de sa salle de classe. Comme indiqué dans le résumé, elle repique son année de seconde et se retrouve cernée d'élèves mais pas d'amis. Si l'on s'attend à un soutien familial à défaut d'être scolaire, nos attentes en la matière vont rapidement être biffées d'un douloureux coup de craie lorsqu'on rencontre la mère méprisante et méprisable, le frère maltraitant et détestable... Il reste le père, présent mais trop effacé pour contrebalancer ces deux boulets...
Alors Angela se réfugie dans sa chambre, utilise l'écriture comme une thérapie, un exutoire et se livre ainsi sur Internet... Fort heureusement, elle y fait la rencontre de belles âmes virtuelles, se lie d'amitié avec elles pour mieux affronter son morne et douloureux quotidien bien réel. Et tandis que l'auteure nous déroule peu à peu toute son intrigue en abordant de délicats sujets toujours d'actualité et susceptibles de raisonner en chacun d'entre nous, le lecteur quant à lui s'attache profondément à la jeune fille, aimerait l'aider à résoudre ses problèmes, ceux de maths comme les plus personnels. On voudrait la soutenir, l'encourager, la protéger, la préserver. Alors on suit chacun de ses pas, ressent chacune de ses émotions tout au long du roman tant on s'est laissé happer par ce dernier.
La plume de l'auteure est simple, fluide, son style plaisant, ce qui sert à merveille cette histoire réaliste et moderne.
 
En bref, un roman plus complexe, plus prenant et plus touchant qu'on ne peut le supposer, qui saura parler et raisonner dans l'esprit du plus grand nombre.

Plus d'infos sur l'auteur ? C'est par ici : 
- facebook : https://www.facebook.com/Chris-Auguste-295232114247959/

 
Plus d'infos sur le Prix des auteurs inconnus auquel il participe ? C'est par là :  

mercredi 18 avril 2018

Classique-moi... Si tu peux ! \ Les Fables de La Fontaine...


Mes chers amis, tâchons pour l'heure de ne pas laisser notre mauvaise humeur gâcher une journée à potentiel de nullité déjà bien élevé ! Une journée qui ne s'annonce pas facile en effet, pour une semaine à l'issue de laquelle je n'aurai même pas le bonheur de me ruiner en toute impunité au coeur d'un Salon littéraire... Non pas qu'il vienne à manquer durant le week-end puisqu'il y a notamment ceux de Châteauroux et de Hyères... Seulement mon compte en banque ne se réapprovisionne pas tout seul, et la lectrice passionnée que je suis se voit contrainte forcée d'une petite pause de temps en temps, c'est ainsi...
Alors non, ne laissons pas ces nuages assombrir notre horizon brillant d'un resplendissant soleil ! La vie est belle, et si tel n'est pas le cas, il faut se forcer à la rendre comme tel, pour ne jamais rien regretter ! Alors on garde le sourire, toujours et on avance, toujours... Et on trouve de quoi se réjouir : Toujours !
Et c'est toujours plus facile quand il s'agit d'un mercredi, le jour J pour vous parler lecture de 1001 façons différentes en compagnie de mes mordus de lecture que sont Laura, Franck et Roseline ! A chacun son coup de coeur, à chacun sa spécialité, ceux-ci m'envoient des messages à tour de rôle, me permettant ainsi de rédiger un article à votre attention et d'alimenter ainsi leurs rubriques respectives ! Et ce jour, c'est le tour de ma chère Maman Roseline, laquelle s'apprête à vous parler d'une de ses fameuses lectures classiques... Vous savez, de celles qui ont pu pourrir notre jeunesse et notre scolarité... Taratata, je ne vous laisserai pas partir si vite mes petits chéris ! Moi aussi je me suis retrouvée à la même place que vous, je sais que les classiques n'ont pas bonne réputation... Ce qui, avec un tant soit peu de recul, n'est absolument pas mérité, car ils n'ont rien demandé pour se voir imposés dans notre cartable au collège ou au lycée... Alors on leur laisse une chance et on lit ce que souhaite nous dire Roseline à leur sujet ! En grande adepte du classique, elle a répondu présent lorsque je lui ai exposé mon idée de vouloir dépoussiérer lesdits objets couverts d'infamie ! Seulement ma mère ne manque pas d'idées : Pourquoi se contenter des romans lorsqu'on a tant à découvrir au fin fond de notre grenier ! Aussi ai-je le plaisir de présenter avec elle l'œuvre d'un grand poète, sans doute l'un des plus grands et les plus appris durant notre parcours scolaire : Les Fables de Jean de la Fontaine...
 
 
Bon... De quoi ça parle ?
Non mais sérieusement... Qui ne connaît pas les Fables de La Fontaine ? Est-il vraiment nécessaire de présenter ces textes qui ont bercé l'enfance de tout un chacun ? Une fois n'est pas coutume, je trouve la présentation qu'en fait les éditions Livre de Poche particulièrement chouette, au point que je vous en laisse ici découvrir la teneur dans toute sa splendeur plutôt que de la dénaturer à vouloir la résumer...
"Les Fables occupent une place singulière dans notre mémoire : par le souvenir que nous gardons de ces poèmes devant lesquels nous sommes restés enfants, mais aussi par la grâce de tant de vers devenus proverbiaux  et que notre parole quotidienne fait renaître. Et tout  se passe comme si une correspondance secrète se maintenait de siècle en siècle entre ces Fables et l'identité de notre pays comme de notre langue.
Le premier recueil paraît en 1668, et le second dix ans plus tard. Le succès est immense et les poèmes, alors, appartiennent pleinement à leur temps : la France du règne de Louis XIV. Mais le mystère de leur pouvoir est de s'émanciper très vite de cet environnement immédiat, d'éclairer nos réalités successives, d'allier de manière toujours éclatante le particulier et l'universel. Dans cette «comédie à cent actes divers, / Et dont la scène est  l'Univers», le texte se dérobe à toute signification définitive. Mais La Fontaine, à chaque page, nous convainc que la poésie, à ses yeux, demeure instrument de connaissance : il existe une beauté du savoir - et nous ne cessons pas de la retrouver en lui."
 

 
Et... Qui les a écrites ?
Et bien les Fables de la Fontaine sont l'œuvre de... Jean de la Fontaine ! Là je vous épate, n'est-ce pas ? Plus sérieusement Jean de la Fontaine est né le 08 juillet 1621 à Château Thierry, dans l'Aisne (autrement dit dans ma région). Illustre poète français pour ses Fables, il est également à l'origine de contes, de pièces de théâtre, de livres d'opéra et autres poèmes divers. Resté à l'écart de la Cour Royale, il n'en reste pas moins un proche de Nicolas Fouquet et côtoie différents Salons. Reçu à l'Académie Française en 1684, il prendra parti pour les Anciens dans la célèbre Querelle des Anciens et des Modernes (Allez, un petit effort, on étudie ça au lycée...!) pour s'être lui-même inspiré de fabulistes de l'Antiquité tels qu'Esope. Il insufflera à chacune de ses Fables un aspect moraliste qui conduira à la célébrité puis la postérité de l'œuvre après la mort de son auteur le 13 avril 1695 à Paris.
 
 

Ok... Et pourquoi le (re)lire ?
Avouez que ça ne vous dérangerait pas tant que ça, finalement ? Les Fables de la Fontaine, on les connaît tous, chacun d'entre nous en a au moins appris une pour la réciter bien sagement devant son maître d'école durant sa scolarité primaire, et ses vers, étrangement, nous sont restés en tête... 
Pour ma part, je me souviens avoir appris "Le Loup et l'Agneau" et "Le Corbeau et le Renard", mais aussi "Le Lièvre et la Tortue" et "La Cigale et la Fourmi" ou encore "Le Chêne et le Roseau" et "La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf", des Fables cultissimes dont les vers sont encore gravés dans ma mémoire... Ma mère aussi se souvient des deux premières, apprises à l'école et parmi ses préférées à ce jour encore...
Les Fables de La Fontaine font tellement partie de mon histoire que j'ai encore ce magnifique livre relié qu'on m'a offert, regroupant toutes les Fables illustrées par Gustave Doré... Le bouquin est monstrueux mais magnifique, qu'on se le dise... La Fontaine m'a également valu un 20 en classe de 4ème pour un devoir de Français... Aussi je l'apprécie, voyez-vous...
Il ne s'agit pas de moi cependant, mais de ma chère Maman Roseline qui, elle aussi, adore les Fables de la Fontaine. Car au-delà de cette nostalgie qu'elle nous procure, les Fables constitue bien plutôt une œuvre intemporelle et éternelle, encore riche d'enseignements de nos jours, tant elles nous offrent un regard moralisateur mais aussi plein d'humour sur la société... Celle de l'époque bien sûr... Mais la nôtre aussi, à n'en point douter, jetant un regard bienveillant mais aussi mordant sur la nature humaine et ses curieux défauts...
 
 
Alors ce classique... On se le lit ?
Mais bien sûr qu'on le lit et le relit, et plutôt deux fois qu'une ! C'est une œuvre peu commune que ma mère a choisi aujourd'hui, et pourtant c'est une œuvre appréciée et présente dans tous les cœurs et les esprits... Je vous invite à vous replonger dans l'une d'elle, rien que pour le plaisir... C'est très court, alors relisez donc vos préférées, juste pour faire remonter à vous bien des souvenirs... Et d'autres choses encore... Si les éditions que je vous ai présentées vous paraissent trop chères, sachez que les Fables sont aussi disponibles à titre gratuit en version numérique ICI... Alors n'hésitez plus et retrouvez donc ces petites morales qui vous sont chères...
 
 

"- Attaché? dit le loup : vous ne courez donc pas
 Où vous voulez ? - Pas toujours; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
 Je ne veux en aucune sorte,
 Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
 Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor."
Le Loup et le Chien
 

lundi 16 avril 2018

Chroniques 2018 \ La clé du bonheur de Séverine Vialon


Parce qu'il faut souvent se vaincre soi-même pour prétendre être heureux : "La clé du bonheur" de Séverine Vialon, disponible sur Amazon et en lice pour le Prix des Auteurs Inconnus.

Le pitch : Jeune bibliothécaire investie, Virginie mène une vie simple et routinière, et préfère consacrer la plupart de son temps libre aux petites mamies de son village qu'avec des jeunes gens de son âge. Mais lorsqu'elle rencontre Fred, jeune instituteur voisin de l'une d'elles, le coeur de celle-ci se referme et se mure inexplicablement dans un écrin de hauteur et de froideur. Quel secret celui-ci peut-il bien renfermer pour que la jeune femme réagisse ainsi ?
 
Ce sont les sélections du Prix des Auteurs Inconnus et sa catégorie "Réalisme" qui ont mis ce petit bouquin sur mon chemin littéraire. Mon avis, bien que légèrement réservé, restait alors positif après lecture de l'extrait, et c'est avec plaisir et curiosité que je le voyais franchir le cap des sélections finales, m'offrant ainsi la possibilité de mettre des mots sur les maux de Virginie.
 
Ne brusquons pas les choses cependant, il faut savoir prendre son temps quand il s'agit de révéler un lourd secret. Dès lors l'auteure met du coeur à l'ouvrage pour installer son décor et présenter ses personnages. Ces derniers sont si humbles, bienveillants et chaleureux qu'on s'attache sans délai à chacun d'eux. Dès lors on reste abasourdi face à la réaction de Virginie lorsqu'elle rencontre Fred, qui n'a pourtant rien fait, rien demandé. Mais à l'instar de ce dernier, le lecteur ne s'avoue pas vaincu si facilement et entend bien décharger Virginie du poids de ce lourd secret trop longtemps refoulé pour lui permettre d'avancer et enfin prétendre au bonheur. Le parcours s'annonce escarpé, laborieux et semé d'embûches mais à coeur vaillant rien d'impossible, alors on prend son mal en patience, on assiste au combat de Virginie contre ses démons mais aussi elle-même. Si le texte souffre de quelques longueurs et passages peut-être alambiqués, cela ne gâche en rien l'intérêt qu'on porte à ce récit qui traite avec douceur et respect d'un sujet particulièrement délicat, dont la noirceur est atténuée par la présence de ces mamies isolées qu'on aimerait pourtant tous avoir à nos côtés pour nous rassurer et nous réconforter.
La plume de l'auteure est simple, fluide, son style plutôt soigné, ce qui contribue à faire de ce récit un bon moment de lecture.
 
En bref, un récit émouvant qu'on pourrait conclure par cette citation de Romain Gary : "Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer".

Plus d'infos sur l'auteur ? C'est par ici : 
 
Plus d'infos sur le Prix des auteurs inconnus auquel il participe ? C'est par là :